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En 1998, Alain Bashung sort « Fantaisie Militaire », son dixième album. C'est le déclic pour Fanch ; il découvre alors la puissance des mots, la magie du style, la subtilité de la formulation, la gourmandise du vocabulaire...
Dès lors, il chiffonne ses quelques brouillons de chansons anglaises et s’oriente vers la poésie en prose et le surréalisme, noircissant ses lignes pages après pages. C'est comme ça que l'écriture s'est ancrée dans ses doigts, dans son existence.
Quelques cahiers plus tard, il imagine ses textes regroupés en un livre et s’attèle à la conception de « 13 Secondes », son premier recueil de poèmes.
Celui-ci sort en auto-édition en 2006 dans un ouvrage de 107 pages à travers lesquelles il relate les délires hallucinatoires d’un jeune camé, entre rêves et cauchemars.
Ce livre est disponible à la vente sur les sites ARTactif et FNAC.
Dès lors, il chiffonne ses quelques brouillons de chansons anglaises et s’oriente vers la poésie en prose et le surréalisme, noircissant ses lignes pages après pages. C'est comme ça que l'écriture s'est ancrée dans ses doigts, dans son existence.
Quelques cahiers plus tard, il imagine ses textes regroupés en un livre et s’attèle à la conception de « 13 Secondes », son premier recueil de poèmes.
Celui-ci sort en auto-édition en 2006 dans un ouvrage de 107 pages à travers lesquelles il relate les délires hallucinatoires d’un jeune camé, entre rêves et cauchemars.
Ce livre est disponible à la vente sur les sites ARTactif et FNAC.
carpe diem
Certaines choses sont tellement rares
Qu’elles nous procurent un plaisir immense, intense.
La furtivité de leurs déroulements touche tous nos sens
De par une beauté trop méconnue
Et imprime notre mémoire d’un souvenir immortel.
Cela peut paraître anodin, mais cela dégage pourtant une telle force
Et l’éphémère que nous impose le Destin nous perd entre la joie de vivre ce moment et la tristesse de sa trop courte durée.
C’est un feu d’artifice dans la nuit, un coucher de soleil,
Un baiser d’Adieu, un visage dans la rue,
Une musique qui touche notre sensibilité,
Un paysage extraordinaire.
C’est une émotion, un sentiment,
Une parole dite ou une action faite.
C’est un moment d’heureuse solitude.
Sachons apprécier ce que nous connaissons.chronique du monde habituel - la fin des temps
Il est tellement plus difficile de compter jusqu’à « trois »
Quand on regrette déjà ce qui s’est passé.
Il n’y a plus d’avenir pour ceux qui s’aiment.La pire chose qui puisse lui arriver,
C’est d’être encore en vie et de stagner,
Cette princesse aux milles charmes,
Cette princesse aux illusions perdues.
Encore une dose de patience supplémentaire,
Encore une pilule pour mieux dormir sans conscience.Elle préfère faire semblant d’être heureuse,
Elle ne fait qu’éviter de croiser les regards dans la rue,
Elle ne fait qu’éviter de parler pour rester dans son monde féerique de [seringues.
Juste une dose de patience supplémentaire,
Une pilule pour oublier son amour-propre,
Dans ce putain de documentaire sur la race humaine.
La petite princesse est trop isolée,
Marion, suspends le cours du temps !
Personne n’a droit, personne ne peut.
Qu’attends-tu quand tu te piques ?
Qu’est-ce que tu espères ?Et aujourd’hui dans cette centrale électrique,
Tu te dis que finalement il n’y a plus rien à voir,
Il n’y a plus rien à croire.Tu attends depuis déjà trop longtemps mais en vain,
Rien ne sert d’attendre, plus rien n’arrivera,
Toute cause est désespérée, toute cause est perdue d’avance.
Petite Cendrillon songe à s’en aller rejoindre l’Eternité et ses anges.La dernière dose pour l’impertinence supplémentaire,
Une pilule pour ne plus rien regretter et partir sans se retourner.
Partir est une voie pour espérer,
Partir parce que les beaux jours sont devant
Et que les mauvais nuages vont passer.distension
Sous les cieux distincts, dans les foyers chaleureux,
Derrière ton ombre à chaque seconde,
Dans ton esprit jusqu’au bout des doigts,
Sur la Terre, par-delà les frontières,
Traversant monts et rivières,
En tous points du globe je suis présent,
Ubiquité totale, ambiguïté immorale.Dans tes yeux de chagrin, le long de tes cheveux,
Donne-moi un nombre, il y a trop de monde,
Un vague sursis et pour la toute première fois
Dans l’univers, n’ayant plus de barrières,
Communions et prières,
En tous points du globe je suis présent,
Volonté anormale, vanité nominale.Devant le feu qui s’éteint, tous ces desseins malheureux,
Les gens sont sombres à travers cette onde,
J’ai juste envie en écoutant ça
De faire comme hier, m’enfermer dans cette sphère,
Scorpion et Cancer,
En tous points du globe je suis présent,
Banalité paranormale, Vérité paradoxale.idem
Nous ne sommes pas trop neufs
Et je me déteste encore plus,
Vous n’êtes que trop bons
Et je hais cette situation.Boire n’assèchera pas cette soif,
Pleurer ne creusera plus de sillons.Fais attention à ce que tu fais,
Ils te détestent.
Prends garde à ce que tu dis,
Ils haïssent déjà l’horizon.Voir n’assèchera pas cette soif,
Pleurer ne creusera plus de sillons
Dans les vallées douces de ton visage
Plus rien ne m’intéresse.Et je sens que les rues sont vides
Et inondées de non-sens.
Cette lutte pour survivre, cette anorexie,
Fougueusement, il n’y a plus d’espoir.Croire n’assèchera pas cette soif,
Pleurer ne creusera plus de sillons
Dans les vallées rouges de ton visage
Plus rien ne me retient.non-sens ou flou absolu
Dans tes rêves d’acier,
Juste une trêve pour nous lier,
Dans tes mensonges, je dors pour mieux m’apercevoir.
Tu sais qu’il ne faut pas pleurer,
Ils nous regardent, nous sommes filmés
Mais je pense que nous ne sommes pas encore sourds,
Non, vraiment pas.
Peux-tu l’entendre crier ? Elle se relève,
Peux-tu l’entendre hurler ? Elle se révèle.
Je vois déjà ce que l’on dira à cette heure du réveil,
C’est parce qu’il ne faut pas que nous nous sentions chez nous.
Quand cesseras-tu, mon Amour, de croire tout ce qu’ils disent ?Dans ton sommeil glacé,
Je touche tes lèvres dorées.
Il pleut et je suis encore dehors, devant toi.
J’attends mon heure qui ne tardera pas,
Puisses-tu enlever mes ailes,
Elles sont trop éternelles,
Je ne les supporterai pas, j’ai déjà beaucoup plus qu’il n’en faut.
Quand la poussière s’envole
Dans une course folle,
Et que je reste là pour te voir toi,
Il faudrait demander pourquoi il fait si noir.
Est-ce le hasard ?Dans ta tristesse mansardée,
Pour tes ennemis jurés,
Reste bien dans cette bulle surprotégée.Je pourrais attendre des millions d’années,
Je pourrais attendre encore longtemps,
Je pourrais. Simplement parce que j’aime cette idée que tu existes.un monde suffisant
Le vent emporte tout sur le rivage,
Les embruns, le sable et des débris de navires,
Le vent coloré et frais, parfumé et secret.
Il reste seul à parcourir des heures
Et voyage, fuis, court le monde en travers
Tel un enfant maladroit.Le temps emporte tout sur son passage,
Les refrains invariables et des débris de souvenirs,
Le temps glacé et prêt, chaleureux et parfait.
Il reste seul à mourir des heures
Et partage, minuit, transmet et sonde au travers
Des enfants de parfois.Le sang emporte toutes les images,
Des gamins, des fables et des débris de sourires,
Le sang blessé et fait, idéal et mauvais.
Il reste seul à ressentir le deuil des heures
Et, très sage, accompli, coule et inonde à travers
Pour les enfants sans voix.L’évident emporte tout sous les nuages,
Des humains, stables et des débris de désirs,
L’évident redouté qui sait, redoublé et concret.
Il reste seul à souffrir de son malheur
Et il nage, il dit, il plaint le monde à travers
Vos enfants de bois.


