90°

Tu sembles ne pas faire semblant,
Tu parais et tu disparais.
Il est un chemin au bout duquel les étoiles enflamment notre vue.
Absorbe-moi, laisse ma peau fondre sous la tienne,
Nous sommes un pour une seconde,
Nous fusionnons en saccades jusqu’au bout du monde.

Tu donnes et tu abandonnes,
Tu rugis et tu resurgis.
Il est un lieu où l’air se raréfie.
Prends-moi en toi, accroche-toi où tu peux,
Je me régénère à l’intérieur,
Il y a tant d’Amour et tant de terreur, tant de Haine et de douceur.

Tu vis et je t’envie,
Tes contours sans trop de détours,
Il est un instant où plus rien n’est important.
Glisse-moi, brise-toi comme du verre contre mes veines,
Je rejoins tout là-haut les lenteurs inspirées.
L’Amour n’aime pas le temps, il préfère le ralentir et l’effacer.

Vertige Mondain, où tout ça nous mène ?