agnostique

Irréversible renversement imminent,
Imaginaire débordant, brutal dorénavant,
Vertige mondain, où tout ça nous mène ?
Hors de la manne nos manies nous minent et nous sèment,
Mais j’ai dans le cœur une cour remplie d’images de toi.

Étranges souvenirs évoluant sans haine vers un pays de désir,
Des plaisirs éprouvants sans preuve aucune de ce qu’un Amour
Miroitant sans joie et joué d’une expérience nous enivre.
Prions de n’avoir pas de fin sans foi, sans toi la faim me lamine,
Mais j’ai dans la tête des étés emplis de reflets de toi.

Pure goutte d’un océan pour que je goûte aux séants,
Je m’invite et j’irrite, mais je regrette la pyrite par le pire rite
Qui m’ennuie d’une envie profonde et insondable dissociée de ma vie.
En croirais-je mes yeux, en croirais-je mon âme qu’une fois de plus je flamme,
J’ai parfois le parfum d’un toit, seuil d’être seul en toi, saint.

Je glisse mes membres en cendres et descendre ensemble serait plus,
Bien plus que Décembre nous fond contre ses sols qui nous défont, fous et folles.
Un déploiement bien plus qu’utile, un assortiment d’ustensiles uniformes
Projettent nos rêves dans des coffres qui scellent nos trêves et nous offrent
Des synthèses inégales d’un futur accompli, des ruptures jamais pressenties.

Mais au-delà de nos existences sombres, existe en ces ombres
Un Amour immense, un jour qui pense, en seconde qui attend
Deux corps à s’emparer, qui panse en son monde son cœur blessé
Et lus nous sommes, élus nous serons pour accomplir son histoire
Alors ne crois pas qu’il ne croît pas ni nous sonde, juste pour voir.

Je t’arrêterai de courir pour te faire regarder et garder ton sourire
Aux coins des lèvres, orfèvres des joailliers mais fous alliers de mes fèves.
Oh oui ! je te ferai consentir pour qu’on s’en tire sinon nous crèverons
Comme ceux qui ont péri auparavant, car aucun répit ne sonne à part au vent.
Même sans cela, je te montrerai avec mon sang que tu avaleras, avide de son sens.

Vertige Mondain, nous arrivons…