la décadence inflige ce que l’on suppute…

La décadence inflige ce que l’on suppute et le long de nos tiges résonnent nos ruts. Nous sommes vivants, oh oui ! nous le sommes. Nous sommes peut-être les derniers témoins des contemporains vestiges et des fous qu’ils recrutent. Nous sommes juste des putes ? eh bien que cela afflige ! c’est la dernière saveur, le goût de la liberté, le plaisir à l’état pur, la sombre volupté. Des échos se révoltent et assaillent, et assènent, du fond de nos entrailles, nous sommes déjà sur scène, le goût de l’obscène, du sale, de sa chose. La douleur est humaine, amère et vilaine. Mais tellement vraie, elle indispose ; nous sommes vivants, en danger, mais infiniment plus grands, nous sommes des écorchés.