orchidées

Dans ta sentence à peine prononcée,
J’y ai glissé des poudres
Et j’ai défais mon lacet.
Dans ton sourire à peine esquissé,
J’y ai vu de la foudre,
Des éclairs agités.

Je ne prendrai pas l’amende,
Tu sais que je m’en vais,
Je ne pourrai pas la prendre,
Tu le sais, je suis mauvais.

Si je suis condamné,
C’est bien qu’il y a une raison,
Fortuite, malsaine, coordonnée,
Je ne rentrerai pas à la maison.

Dans ton silence crucial,
J’ai dégénéré mes idéaux,
Je n’aurais pas dû me percher si haut,
Et maintenant que je touche terre, je détale.

Dans ces orchidées que je t’offrirai,
J’y mettrai un peu d’habitude,
De l’expérience dont on fait les frais.

Ce sera comme si tout ça n’avait jamais existé
Et ça n’existera pas,
Car si une fleur te tue,
Sais-tu sous quelle forme tu renaîtras ?
Une pierre à qui l’on donne vie,
Sans envie particulière ?

Dans ta souffrance antidatée,
Je ne ferai pas pénitence,
Je n’ai rien à regretter,
Pas même ta dernière danse.
Tu m’as aimé,
Tu m’as bien eu.