Dans ses cartons, entre ses autres recueils en attente et un roman, traîne le dernier jeu de Fanch ; les punchlines, sorte d'aphorismes, de citations humoristiques, philosophiques ou cyniques, parfois surréalistes, comprenant entre 2 et 6 lignes.

Pris au goût de la composition graphique par ses précédentes expériences, il pousse la complicité entre le sens des mots et leurs représentations ; en jouant sur la typographie, les contrastes, les couleurs, il met en scène ses phrases. Et puisque le format est différent, le support change également ; du livre, Fanch passe à l'affiche.

Mais ce n'est pas la seule raison, ses motivations sont politiques. Il cherche à concurrencer esthétiquement les panneaux publicitaires qui font notre quotidien, en en détournant les messages. Le but est de faire pénétrer la poésie chez les gens de la même manière que la publicité, une sorte de matraquage mais à but non-lucratif.