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  • Qu'on me fasse mordre la poussière !

    Qu’on me fasse mordre la poussière, si elle est d’étoile j’y adhère. Filante comète, météore ensablé, j’ai un grain. Sur la page, j’y retournerai voir mes secondes s’écouler et refluer le monde sans faille, dans mon ressac d’entrailles, rien qu’il ne faille détester, je vous désire amer et n’ai rien à regretter de vos faiblesses postales. Envoyez-vous donc dans toutes les directions ; en l’air c’est bas, à droite c’est gauche, rural c’est vil.

  • Je suis le souvenir hostile de nos coins périlleux...

    Je suis le souvenir hostile de nos coins périlleux, de nos années bissextiles où l’on se noie au milieu ; par trop stupide, trop malhabile, je suis pris par défaut pour un être difficile, facilement s’il s’en faut, je brille où l’on humide, midi moins quatre ou minuit pile, je ne prétends pas être un garçon, ce serait trop facile.

  • Il y a tes hanches qui houlent juste sous mes yeux...

    Il y a tes hanches qui houlent juste sous mes yeux, ton bassin qui se dépense dans des sens qu’on croirait incertains. Mon attention redouble quand tes épaules roulent à nouveau tel un horizon qui se meut, une vague dans le creux, une saison qui se foule. Je saisi l’adresse avec laquelle tu t’empoignes au vol de ces larsens inaudibles qu’on nous colle, intangibles silences au sous-sol quand sous nos draps se pressent les corps et qu’au rebord on se repêche, inlassables mais sensuels. Sans ça, sans sable dans tes dunes, où pourrais-je déserter ?

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  • la seule chose que je puisse t’offrir...

    La seule chose que je puisse t’offrir, c’est mon silence et tout ce qu’il implique.

  • hélas mes catastrophes amoureuses portent encore ton prénom…

    Hélas mes catastrophes amoureuses portent encore ton prénom…

  • profond, comme un cratère...

    Profond, comme un cratère,
    Tel l’univers qui se morfond,
    A travers, les rivières, les leçons
    Qui n’en finissent pas de t’abreuver,
    Coule cette résine qui t’énonce,
    Te distingue en de multiples fractions,
    Des saisons, de phobiques raisons
    Qui élucident tes mystères
    Autant qu’elles posent de questions.
    Où te trouves-tu quand tu penses ?

  • la décadence inflige ce que l’on suppute...

    La décadence inflige ce que l’on suppute et le long de nos tiges résonnent nos ruts. Nous sommes vivants, oh oui ! nous le sommes. Nous sommes peut-être les derniers témoins des contemporains vestiges et des fous qu’ils recrutent. Nous sommes juste des putes ? eh bien que cela afflige ! c’est la dernière saveur, le goût de la liberté, le plaisir à l’état pur, la sombre volupté. Des échos se révoltent et assaillent, et assènent, du fond de nos entrailles, nous sommes déjà sur scène, le goût de l’obscène, du sale, de sa chose. La douleur est humaine, amère et vilaine. Mais tellement vraie, elle indispose ; nous sommes vivants, en danger, mais infiniment plus grands, nous sommes des écorchés.

  • je ne voudrais pas te mentir par omission…

    Je ne voudrais pas te mentir par omission, il faudrait que je te raconte avec passion tous les trajets de l’esprit à ton égard, toutes les gares où je vois ton nom inscrit, les trajectoires imprécises, l’élan du cœur ; quand dans le grand couloir face à l’âme-sœur, le seul obstacle qu’il y a entre toi et moi c’est ton absence, et ta mauvaise foi… Putain d’indifférence !

  • le son me transperce de toutes parts...

    Le son me transperce de toutes parts, je m’en vais bientôt exploser de toute cette rage et cette intensité qui me traverse. A travers les fractions des secondes, mon corps sur toute la surface du monde inonde les artères et par-derrière je me répands. Adieu où, au revoir quand…

  • la peur au ventre, la frousse et le néant qui rentre...

    La peur au ventre, la frousse et le néant qui rentre. Je cours et dans les herbes hautes, je découpe mes veines. Regarde, ça n’est pas ma faute, rien qui ne vaille trop la peine de tout gâcher. Derrière tout ça, j’irai me cacher.

  • si la lumière escroque, alors je n'en suis pas redevable pour un sou...

    Si la lumière escroque, alors je n’en suis pas redevable pour un sou ; ma vie, je l’ai passée à fréquenter des soirées infréquentables et dévaler sous les chemises les pentes controversées. Oui, si ça te tente, viens te projeter sur les toiles de mes voutes, viens caser la croûte avec céleste et ses doutes ; viens comète l’irréparable au succès de tes « j’m’en fiche », on s’en ira, irrémédiable où ça ? c’est moins sûr…

  • le mal est fait ; me voilà prolifique.

    Le mal est fait ; me voilà prolifique. D’écho en égo, de concert en concret, mes idoles sont des paroles que l’on nomme « secrets ». Ironiques ! Mais discrets… mirifiques ? Non ! Ca, jamais ! Jamais je n’aimais autant que toi ; te déshabiller te voir, te croire dans l’espace d’un instant dans les interstices de mes bras. Croire que jamais ça ne s’arrêtera, que tu ne disparaîtras pas quand j’ouvrirai les yeux et qu’à chaque fois que je pense à toi, je tombe amoureux.

  • il ne s’était pas trompé, elle part…

    Il ne s’était pas trompé, elle part… Mauvais départ tout pendant, la pluie n’a rien lavé, ni le vent qui s’ébruite, ni la pierre qui s’évente. Devant la vie bénite, l’infini s’invente sur mesure ; à chaque heure, à chaque seconde, je suis sur la mauvaise pente, à l’usure. Encore une histoire de savon, je dois être dans ma bulle… BLOP !

  • il ne faut pas que ça dévie, que ça dérive…

    Il ne faut pas que ça dévie, que ça dérive, ça ne rimerait à rien, ça démériterait nos brèves envies, nos crimes pas même assouvis. Ne nous blessons pas, non ! surtout, ne nous blessons pas. Alors, pour nous déverser et ne pas tout garder en soi, c’est ici que je te dis que tu me manques là…

  • tais-toi, s’il te plaît, ne dis plus rien…

    Tais-toi, s’il te plaît, ne dis plus rien. Te regarder est douloureux, te voir, te sentir. Je ne peux pas venir et faire semblant. Derrière, dans mon dos, tout pendant. Contre les parois de cette boite, je peux raisonner comme un fou, je sais tellement bien le faire. Crois-moi, dans l’isolement, je ne suis pas seul…

  • chacun, chaque soir

    Chacun, chaque soir, avec l’espoir de se dire que quelqu’un, quelque part, nous attend et pense à nous comme nous pensons à lui, nous ne sommes pas si seul, si seulement nous n’étions pas si seul, comme ce soir, comme toujours.

  • vous me trouvez trop de panache...

    Vous me trouvez trop de panache, trop de passion, trop exalté ? mais à quoi me sert de vivre sans intensité ? s’il m’arrive malheur demain, que pourrai-je en garder ? une vie superficielle ? non, merci…

  • non j'pense pas à toi...

    Non j’pense pas à toi ; j’tai déjà suffisamment dans la peau pour en rajouter comme ça ! Non non, j’y pense pas, vaut mieux pas. Enfin, pas trop… enfin, j’essaye de me persuader, comme ça, histoire de. Comme si j’avais que ça à foutre, penser à toi. Comme si toi tu le faisais peut-être, penser à moi.

  • c'est le bordel dans ma caboche...

    C’est le bordel dans ma caboche, des hirondelles dans les poches et une terre de fiel, ciel ! Je décroche ! J’ai le palpitant qui crépite, lévitant à la mort subite, élastique et sans suite, je brûle pour point. Dans les recoins je ricoche et Aphrodite m’interdit toute approche, même de loin, même gratuite. J’ai fin, j’ai fin ! D’envies, d’elle, de demain. J’ai feins l’ennui mais c’est à tir d’ailes que je roucoule ; je suis un pigeon, je sais, c’est moche. C’est le bordel dans ma caboche.

  • ça tourne trop vite...

    Ça tourne. Ça tourne trop. Ça tourne trop vite. Ça tourne trop longtemps, je veux descendre, je veux arrêter d’avoir mal au cœur…

  • l’apprenti-sage en saigne…

    L’apprenti-sage en saigne…

  • je ne choisis pas les mots…

    Je ne choisis pas les mots ; ce sont eux qui me choisissent…

  • l’Etat se corse…

    L’Etat se corse…

  • webdesign is good !

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