vertige mondain

Face au difficultés d'édition et de diffusion rencontrées lors de la publication de son premier recueil de poésie 13 Secondes, Fanch réfléchit à la manière de proposer ses écrits de façon plus pertinente.

Son second recueil "Vertige Mondain" marque donc un tournant significatif dans l'évolution de son travail. Il s'intéresse à la forme qui lui permet de mettre en relief le fond.

Sur la centaine de textes que compte le recueil, il en sélectionne une quarantaine qu'il illustre par des créations visuelles originales.

Dans la version définitive du projet, un CD permet d'écouter une interprétation audio et de consulter en hors-ligne le site internet déjà disponible à l'adresse : www.vertige-mondain.fr.
  • 90°

    Tu sembles ne pas faire semblant,
    Tu parais et tu disparais.
    Il est un chemin au bout duquel les étoiles enflamment notre vue.
    Absorbe-moi, laisse ma peau fondre sous la tienne,
    Nous sommes un pour une seconde,
    Nous fusionnons en saccades jusqu’au bout du monde.

    Tu donnes et tu abandonnes,
    Tu rugis et tu resurgis.
    Il est un lieu où l’air se raréfie.
    Prends-moi en toi, accroche-toi où tu peux,
    Je me régénère à l’intérieur,
    Il y a tant d’Amour et tant de terreur, tant de Haine et de douceur.

    Tu vis et je t’envie,
    Tes contours sans trop de détours,
    Il est un instant où plus rien n’est important.
    Glisse-moi, brise-toi comme du verre contre mes veines,
    Je rejoins tout là-haut les lenteurs inspirées.
    L’Amour n’aime pas le temps, il préfère le ralentir et l’effacer.

    Vertige Mondain, où tout ça nous mène ?

  • agnostique

    Irréversible renversement imminent,
    Imaginaire débordant, brutal dorénavant,
    Vertige mondain, où tout ça nous mène ?
    Hors de la manne nos manies nous minent et nous sèment,
    Mais j’ai dans le cœur une cour remplie d’images de toi.

    Étranges souvenirs évoluant sans haine vers un pays de désir,
    Des plaisirs éprouvants sans preuve aucune de ce qu’un Amour
    Miroitant sans joie et joué d’une expérience nous enivre.
    Prions de n’avoir pas de fin sans foi, sans toi la faim me lamine,
    Mais j’ai dans la tête des étés emplis de reflets de toi.

    Pure goutte d’un océan pour que je goûte aux séants,
    Je m’invite et j’irrite, mais je regrette la pyrite par le pire rite
    Qui m’ennuie d’une envie profonde et insondable dissociée de ma vie.
    En croirais-je mes yeux, en croirais-je mon âme qu’une fois de plus je flamme,
    J’ai parfois le parfum d’un toit, seuil d’être seul en toi, saint.

    Je glisse mes membres en cendres et descendre ensemble serait plus,
    Bien plus que Décembre nous fond contre ses sols qui nous défont, fous et folles.
    Un déploiement bien plus qu’utile, un assortiment d’ustensiles uniformes
    Projettent nos rêves dans des coffres qui scellent nos trêves et nous offrent
    Des synthèses inégales d’un futur accompli, des ruptures jamais pressenties.

    Mais au-delà de nos existences sombres, existe en ces ombres
    Un Amour immense, un jour qui pense, en seconde qui attend
    Deux corps à s’emparer, qui panse en son monde son cœur blessé
    Et lus nous sommes, élus nous serons pour accomplir son histoire
    Alors ne crois pas qu’il ne croît pas ni nous sonde, juste pour voir.

    Je t’arrêterai de courir pour te faire regarder et garder ton sourire
    Aux coins des lèvres, orfèvres des joailliers mais fous alliers de mes fèves.
    Oh oui ! je te ferai consentir pour qu’on s’en tire sinon nous crèverons
    Comme ceux qui ont péri auparavant, car aucun répit ne sonne à part au vent.
    Même sans cela, je te montrerai avec mon sang que tu avaleras, avide de son sens.

    Vertige Mondain, nous arrivons…

  • orchidées

    Dans ta sentence à peine prononcée,
    J’y ai glissé des poudres
    Et j’ai défais mon lacet.
    Dans ton sourire à peine esquissé,
    J’y ai vu de la foudre,
    Des éclairs agités.

    Je ne prendrai pas l’amende,
    Tu sais que je m’en vais,
    Je ne pourrai pas la prendre,
    Tu le sais, je suis mauvais.

    Si je suis condamné,
    C’est bien qu’il y a une raison,
    Fortuite, malsaine, coordonnée,
    Je ne rentrerai pas à la maison.

    Dans ton silence crucial,
    J’ai dégénéré mes idéaux,
    Je n’aurais pas dû me percher si haut,
    Et maintenant que je touche terre, je détale.

    Dans ces orchidées que je t’offrirai,
    J’y mettrai un peu d’habitude,
    De l’expérience dont on fait les frais.

    Ce sera comme si tout ça n’avait jamais existé
    Et ça n’existera pas,
    Car si une fleur te tue,
    Sais-tu sous quelle forme tu renaîtras ?
    Une pierre à qui l’on donne vie,
    Sans envie particulière ?

    Dans ta souffrance antidatée,
    Je ne ferai pas pénitence,
    Je n’ai rien à regretter,
    Pas même ta dernière danse.
    Tu m’as aimé,
    Tu m’as bien eu.

  • syntaxe

    Plisse, plisse ! froisse-toi,
    Dérange, affleure, rousse.
    Verrouille toutes les chaleurs, tes degrés ne trompent pas.
    Parfois, de simples caresses de l’esprit
    En disent plus long que toi.

    Crisse ! crisse sous mes doigts,
    Plante, écœure, émousse,
    Barbouille à toute heure, réveille à tout va,
    Quelques notes de musique racontent
    Qui tu peux être, ce que tu déçois.

    Déguise, soumise, que je crois,
    Phalanges, douceurs, de surcroît,
    Nettoie tes rancœurs, frotte ! ne t’y pique pas.
    Il y a des parfums pleins de couleurs
    Qui mentent à ta place, là, tu vois ?

    Glisse, acquiesce dans tes draps,
    Blâme ! tamise, aiguise,
    Secoure, glâme et savoure ces secousses,
    Des délices ironisent pour t’arracher
    Quelques humeurs démonisent et apeurent.

    Afflue, déçue, martèle la voix,
    Autorise, réfute, banalise.
    Trouille, fouille dans les recoins des souvenirs,
    Qu’est-ce que tu y vois ?
    Y a-t-il une prophétie qui te laissait présager ?

    Agonise ! agonise d’infortune,
    Des ribambelles de soucis,
    Des porte-jarretelles, des paris.
    Souligne et plane, flâne,
    C’est déjà ça.

  • true love

    Et quoiqu’il arrive, l’Amour nous sauvera.

    Plus de gourmandise, l’Amour apporte tellement
    Qu’il n’y a plus rien à espérer, plus rien à souhaiter de plus,
    L’Amour se suffit à lui-même et satisfait par ses offrandes sacrées.

    Plus de luxure perverse, l’Amour guide parmi la lumière de l’esprit,
    L’Amour est un chemin de bonté et de tendresse,
    Il tue les désirs les plus vils car ceux-ci ne sont que vices sans fin et puérils.

    Aucun orgueil ne survivra, nous saurons rester simples
    Parce que l’Amour ne vit pas dans l’artifice ni la fierté,
    L’Amour est juste, l’Amour est différent sans être mieux ni moins bien.

    La colère stupide sera effacée à jamais parce qu’elle est inutile
    Face au respect qu’insuffle l’Amour. Il comprend sans se justifier,
    L’Amour construit, l’Amour permet et l’Amour pardonne.

    L’avarice ne sera plus dorénavant car la solitude n’engendre que la solitude.
    L’Amour donne, l’Amour abandonne, l’Amour distribue chaque jour
    Et plus on donne, plus l’Amour rend au centuple.

    La paresse sauvage ne servira plus à rien,
    L’Amour n’est pas une contrainte, l’Amour n’est pas une obligation
    Mais une puissance qui montre sa véritable force et sa volonté.

    L’envie sera annihilée pour toujours ;
    L’Amour n’est pas une somme de petits plaisirs parsemés et individuels,
    Il est un ensemble unique, il croît sans cesse, apportant la satisfaction d’être ultimes.

    Et quoiqu’il advienne, l’Amour nous délivrera.

  • vertige mondain

    Vertige mondain c’est un prestige malsain,
    Une douleur qui augmente, qui persiste, qui résiste…
    Qui sait ce que cela peut cacher quand on n’y est pas ?

    Mes illusions viennent tout droit d’où subsistent mes cauchemars,
    Elles veulent m’apeurer pour m’enfoncer un peu plus
    Mais je sais combien sont les araignées qui nagent dans ma mémoire.

    Tu me sauves, tu m’enfouis, attention où tu souris !
    Ne pleure plus, je me noie, juste pour une fois
    Nous sommes deux sur la bande passante.

    Mes souvenirs sont amers et je voudrais seulement
    Détacher tous mes membres, flotter dans le mercure,
    Un bain digital pour me purifier.

    Le soir effraye les idiots et laisse des traces effroyables,
    Je ne sais où ont glissé mes doigts,
    Ta peau pourra peut-être m’aider à les retrouver.

  • vices & versets

    Et je suis là, complètement présente,
    Aussi insolite que la pluie, aussi futile que cela semble être.
    Je suis dans ces regards que tu croises,
    Auprès de ton cœur quand tu le veux,
    Au plus profond de ton corps quand tu le ressens.
    Je suis de ces jours heureux où tu vis sans plus trop rien espérer,
    Je suis le plus chaleureux de tes souvenirs ancrés,
    Je suis comme cela, je suis née pour toi.
    T’embrasser paraît être ma plus grande passion,
    Mais bien plus que ce côté assez osé qui se meut,
    Il se peut que je veuille quand tu veux,
    Rien ne se passe aussi bien que ce que tu touches.
    Touche-moi encore, bouge-moi, tout en rouge.
    Je dors dans ta peau, je ressens à travers cette eau et ce sang,
    Je songe et je comprends, je conçois et je t’apprends,
    Tu m’enseignes et tu m’encenses.

  • [sans titre]

    La passion crée et détruit à sa guise
    Mais elle est la seule à pouvoir prétendre
    À quelque chose, rien n’est plus admirable.
    Elle nous comblera au moyen qu’elle a
    De nous satisfaire et nous donner des joies que
    Rien ne peut atteindre mais elle nous détruira
    De toute sa force et sa puissance.
    La vérité fragilise, nous devons nous habituer.
    En crash, nous mourrons de cette flamme
    Qui nous a animés, heureux où nous sommes
    D’avoir accompli nos rêves, d’être des pionniers.

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